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L’ancien président congolais Joseph Kabila a officiellement pris la direction du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), une nouvelle plateforme politico-militaire annoncée à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo. Cette restructuration marque un tournant majeur dans le paysage politique et sécuritaire du pays, alors que plusieurs figures de l’ex-coalition AFC/M23 occupent désormais des postes de premier plan au sein de la nouvelle organisation. [rfi.fr], [actualite.cd]
L’annonce a été faite le 12 octobre 2026 à Goma, ville stratégique du Nord-Kivu. Selon les informations diffusées lors de la présentation officielle du mouvement, le Front pour la Refondation de la Nation succède à l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et intègre également le Mouvement du 23 mars (M23), deux structures déjà impliquées dans le conflit qui secoue l’est de la RDC depuis plusieurs années. [rfi.fr], [informatio…5monde.com]
À la tête de cette nouvelle organisation figure désormais Joseph Kabila, ancien président de la République démocratique du Congo de 2001 à 2019. Autour de lui gravitent plusieurs personnalités influentes de l’AFC et du M23. Parmi elles figurent Corneille Nangaa, ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), et Bertrand Bisimwa, figure historique du M23. Plusieurs sources évoquent également un rôle de premier plan pour Sultani Makenga, chef militaire du M23, au sein de la nouvelle structure. [actualite.cd], [informatio…5monde.com], [rfi.fr]
Toutefois, des divergences demeurent quant à l’organigramme exact du FRN. Certaines sources présentent Sultani Makenga comme l’un des vice-présidents du mouvement, tandis que d’autres le décrivent plutôt comme chef d’état-major général de la nouvelle organisation politico-militaire. [informatio…5monde.com], [actualité.cd]
La création du FRN intervient dans un contexte particulièrement tendu entre Joseph Kabila et le régime du président Félix Tshisekedi. Depuis plusieurs mois, l’ancien chef de l’État multiplie les critiques à l’égard du pouvoir en place, dénonçant ce qu’il considère comme une dégradation de la gouvernance, de la sécurité et des libertés publiques en RDC. Dans une adresse publique prononcée le 9 octobre 2026, il avait notamment affirmé que « le pays est en péril » et appelé à une refondation nationale. [afrique.lalibre.be], [afrik.com]
Pour les promoteurs du FRN, cette nouvelle plateforme vise à fédérer différentes forces opposées au régime en place afin d’engager une transformation profonde de l’État congolais. Les dirigeants du mouvement affirment vouloir mettre fin à ce qu’ils qualifient de « tyrannie » et promouvoir une nouvelle gouvernance nationale. [afrik.com], [jeuneafrique.com]
L’annonce suscite cependant de nombreuses réactions au sein de la classe politique congolaise et de la communauté internationale. Depuis plusieurs années, le gouvernement de Kinshasa accuse Joseph Kabila d’entretenir des liens avec l’AFC/M23, accusations que cette nouvelle configuration risque de raviver davantage. Un rapport du Groupe d’experts des Nations unies cité par plusieurs médias avait déjà évoqué, en juin 2026, une possible restructuration de l’AFC/M23 autour d’une nouvelle direction dans laquelle Joseph Kabila occuperait une position centrale. [actualité].cd], [informatio…5monde.com]
Pour de nombreux observateurs, la naissance du Front pour la Refondation de la Nation constitue l’un des développements politiques les plus significatifs en RDC depuis plusieurs années. Elle marque l’entrée officielle de Joseph Kabila à la tête d’une structure associée aux groupes armés qui contestent l’autorité du gouvernement dans l’est du pays, ouvrant ainsi une nouvelle phase d’incertitudes politiques et sécuritaires pour la République démocratique du Congo. [rfi.fr], [jeuneafrique.com]





