États-Unis : la rumeur de restes humains dans la viande de McDonald’s est fausse

Une publication virale relayée sur les réseaux sociaux affirme que le FBI aurait découvert des restes humains dans une entreprise liée à l’approvisionnement en viande de McDonald’s, laissant entendre que des produits destinés à la consommation auraient pu être contaminés. Pourtant, les faits établis par les autorités américaines et plusieurs organismes de vérification démontrent que cette affirmation est fausse.

Depuis plusieurs jours, des publications sensationnalistes circulent sur Internet, présentant comme un scandale sanitaire majeur une ancienne affaire criminelle survenue dans l’État du Michigan. Selon ces messages, le FBI aurait découvert des parties de corps humains dans une entreprise fournisseur de viande de McDonald’s, alimentant les spéculations les plus alarmistes sur la chaîne d’approvisionnement du géant de la restauration rapide. Or, la réalité est tout autre.

L’origine de cette rumeur remonte à une enquête menée par le FBI dans les locaux de International Biological Inc., une société basée près de Detroit. Les images de cette intervention fédérale existent bel et bien, mais elles n’ont aucun rapport avec l’industrie alimentaire ou avec McDonald’s. Elles concernent une affaire criminelle liée au commerce illégal de corps humains destinés à la recherche et à la formation médicale. [justice.gov], [politifact.com]

Les autorités américaines ont établi que l’entreprise manipulait et distribuait des restes humains dans le cadre d’activités présentées comme médicales et éducatives. L’enquête a conduit à la condamnation de Arthur Rathburn, dirigeant de la société, pour plusieurs infractions liées à la gestion frauduleuse de tissus et de parties de corps humains. [justice.gov], [oig.dot.gov]

Contrairement aux affirmations relayées sur les réseaux sociaux, aucune enquête du FBI, aucun document judiciaire et aucune déclaration officielle n’ont établi le moindre lien entre International Biological Inc. et McDonald’s. Les vérifications effectuées par des médias spécialisés dans le fact-checking ont conclu que la vidéo virale utilisait des images authentiques mais leur attribuait un contexte totalement erroné. [timesnownews.com], [politifact.com], [api.politifact.com]

L’idée selon laquelle des restes humains auraient été mélangés à de la viande destinée à la consommation repose donc sur des affirmations non étayées par des preuves. Aucun rapport des autorités sanitaires américaines n’a signalé une contamination de la chaîne alimentaire de McDonald’s par des tissus humains. [timesnownews.com], [politifact.com

Les spécialistes de la vérification des faits soulignent que ce type de publication repose souvent sur un procédé bien connu : partir d’un événement réel, ici une enquête criminelle du FBI, puis lui associer des éléments fictifs afin de provoquer l’indignation et de favoriser le partage massif sur les réseaux sociaux. [politifact.com], [api.politifact.com]

Dans ce cas précis, les images de l’intervention fédérale ont été réutilisées pour accréditer un récit sensationnaliste visant l’une des plus grandes chaînes de restauration au monde, sans qu’aucune preuve ne vienne corroborer les accusations avancées.

S’il est exact que le FBI a découvert des restes humains dans une entreprise du Michigan lors d’une enquête pénale, rien ne permet d’affirmer que cette société fournissait de la viande à McDonald’s ou que des restes humains ont intégré la chaîne alimentaire de l’enseigne. Les allégations relayées sur les réseaux sociaux sont donc trompeuses et ont été démenties par plusieurs enquêtes de vérification indépendantes. [timesnownews.com], [politifact.com], [api.politifact.com]

Sources : Département de la Justice des États-Unis, FBI, PolitiFact, Reuters et Times Now. [justice.gov], [reuters.com], [timesnownews.com], [politifact.com]

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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