Accra : le Ghana expulse des Nigériens pour mettre fin à la mendicité professionnelle 

Les autorités ghanéennes ont interpellé et expulsé plusieurs ressortissants nigériens mendiants à Accra et dans d’autres villes du pays, les rapatriant vers Niamey. Cette opération s’inscrit dans la volonté du gouvernement ghanéen de mettre fin à ce qu’il qualifie de « mendicité professionnelle ».

Les autorités ghanéennes ont lancé une opération de grande envergure visant à lutter contre la mendicité organisée dans les principales villes du pays. À Accra, mais aussi dans d’autres localités, plusieurs ressortissants nigériens ont été interpellés puis expulsés vers Niamey, conformément à l’engagement du gouvernement de ne plus tolérer la « mendicité professionnelle » sur son territoire.

La présence croissante de mendiants étrangers, notamment nigériens, dans les rues d’Accra et d’autres centres urbains, a suscité une réaction ferme des autorités. Le gouvernement ghanéen estime que cette pratique relève d’une organisation structurée, et non d’une simple précarité individuelle. L’opération s’inscrit dans une politique plus large de contrôle migratoire et de régulation des activités urbaines.

Les personnes interpellées ont été rapatriées vers Niamey après leur arrestation. Le Ghana affirme vouloir restaurer l’ordre public et réduire les nuisances liées à la mendicité dans les grandes villes. Les autorités locales insistent sur le fait que cette mesure vise à protéger l’image des centres urbains et à limiter les activités jugées frauduleuses ou nuisibles.

Cette décision pourrait susciter des débats sur la gestion des flux migratoires en Afrique de l’Ouest, où la mobilité transfrontalière est fréquente. Elle met en lumière les tensions entre la liberté de circulation régionale et les politiques nationales de sécurité et d’ordre public. Les associations de défense des droits humains pourraient s’interroger sur les conditions de ces expulsions et sur la prise en charge des personnes rapatriées au Niger.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *