0076/HAAC/01-2023/pl/P
Une affaire singulière secoue la ville d’Allada et alimente les débats sur la validité des signes monétaires. Une gérante de cabine de transfert d’argent a été convoquée devant la justice après avoir refusé de recevoir un billet jugé déchiré lors d’une transaction.
Selon les informations rapportées par Radio Nanto FM, le différend est survenu lorsqu’un client a présenté un billet dont l’état a été contesté par la cabiniste. Estimant que le billet ne répondait pas aux critères de validité, celle-ci aurait refusé de poursuivre l’opération. Ce refus, perçu par le client comme une atteinte à ses droits, a rapidement dégénéré en litige, conduisant l’affaire devant les juridictions compétentes.
Les juges devront désormais examiner les circonstances exactes et les arguments des deux parties pour déterminer les responsabilités. Au cœur du débat : la question de savoir si un billet endommagé conserve sa valeur légale et si le refus de l’accepter constitue une infraction.
Cette affaire intervient dans un contexte où les autorités béninoises ont récemment renforcé les sanctions contre le refus de monnaie ayant cours légal, rappelant que tout billet ou pièce émise par la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) doit être accepté pour sa valeur nominale, sauf en cas de falsification manifeste.
L’incident d’Allada met en lumière la nécessité d’une meilleure sensibilisation des acteurs économiques aux règles de circulation monétaire. Il soulève également la question de la formation des agents de transfert et de la responsabilité des établissements dans la gestion des litiges liés à la monnaie.
En attendant le verdict, l’opinion publique s’interroge : entre rigueur professionnelle et respect de la loi, où se situe la frontière ?





