Coupe du Monde 2026 : visas, contrôles et discriminations, un tournoi sous tension

Au cours des 48 dernières heures, la Coupe du Monde 2026 a été marquée par une série d’incidents liés aux visas et aux contrôles sécuritaires. L’attaquant suisse Breel Embolo a vu son visa placé sous examen, retardant son arrivée auprès de la sélection helvétique. De son côté, l’international irakien Aymen Hussein a été retenu près de sept heures pour interrogatoire à son arrivée aux États-Unis.

L’équipe nationale iranienne a dû gérer de longues procédures auprès du consulat américain en Turquie, avec quinze membres de la délégation privés de visa. Dans le même registre, l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, pourtant élu meilleur arbitre africain de l’année 2025 et détenteur d’un passeport diplomatique, a été refoulé et ne pourra pas officier durant le tournoi.
L’équipe d’Afrique du Sud a également subi des retards liés aux visas, tandis que des membres du staff sénégalais dénoncent des contrôles discriminatoires.

Les médias internationaux ont largement relayé les images de l’équipe d’Ouzbékistan inspectée avec des chiens renifleurs, une scène jugée humiliante par certains observateurs. Par ailleurs, plusieurs supporters écossais ont vu leurs autorisations ESTA révoquées quelques jours avant leur départ, accentuant la frustration des fans.

Au-delà des délégations, de nombreux supporters ayant déjà acheté leurs billets et réservé leur hébergement ont vu leurs demandes de visa rejetées, entraînant des pertes financières considérables.

Ces incidents traduisent un climat tendu autour du Mondial 2026, où la fête du football se heurte aux barrières administratives et sécuritaires. Entre retards, discriminations et refoulements, le tournoi révèle une fracture entre l’esprit universel du sport et les réalités politiques et migratoires des pays hôtes.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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