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Contrairement à une idée répandue, la participation à la Coupe du Monde de football n’est pas réservée aux seuls États souverains reconnus par l’ONU. C’est la FIFA, instance dirigeante du football mondial, qui détermine les équipes autorisées à prendre part aux compétitions internationales. La condition essentielle est d’être membre de la FIFA et d’appartenir à une confédération continentale reconnue.
La majorité des 211 associations membres de la FIFA représentent effectivement des pays souverains, comme le Brésil, la France, le Japon ou la RDC. Mais certains territoires non indépendants disposent également de leur propre équipe nationale. Curaçao, territoire autonome du Royaume des Pays-Bas, participe ainsi séparément, tout comme Hong Kong vis-à-vis de la Chine, ou les Îles Féroé vis-à-vis du Danemark. On peut aussi citer Aruba ou les Bermudes.
Le cas du Royaume-Uni est encore plus singulier : bien qu’il s’agisse d’un seul État souverain, ses quatre nations historiques – Angleterre, Écosse, Pays de Galles et Irlande du Nord – possèdent chacune leur propre sélection nationale. Cette exception s’explique par le rôle fondateur des Britanniques dans l’histoire du football moderne.
La FIFA a longtemps accepté certains territoires pour des raisons historiques. Mais les règles se sont durcies : désormais, un nouveau territoire souhaitant rejoindre la FIFA doit généralement être reconnu comme État indépendant par la communauté internationale, sauf exception particulière.
Il est aussi important de rappeler qu’être membre de la FIFA ne garantit pas une place en Coupe du Monde. Les équipes doivent passer par des éliminatoires exigeants, et seule une fraction des associations parvient à se qualifier. Avec l’édition 2026 élargie à 48 équipes, plusieurs petites sélections voient toutefois leurs chances augmenter. Des territoires comme Curaçao peuvent désormais rêver d’une première participation historique.
En définitive, le droit de participer à la Coupe du Monde dépend avant tout de la reconnaissance par la FIFA, et non du statut politique international. Ce principe permet à la compétition de refléter la diversité des histoires et des identités footballistiques à travers le monde.
(Sources : FIFA, France 24, BBC Sport, juin 2026)





