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Une affaire de trafic humain présumé secoue actuellement le Ghana, suscitant une vive émotion dans l’opinion publique. La police de l’Upper East Region a annoncé l’arrestation de trois femmes à Bolgatanga, après des accusations d’exploitation sexuelle de jeunes filles et de tentative de vente d’un nouveau-né.
Les suspects identifiés par les autorités sont Peace Agbede, Favour Sunday Udo et Faith Levy. Selon les premiers éléments de l’enquête, elles auraient attiré de jeunes femmes dans la communauté minière de Gbane, située dans le district de Talensi, avant de les contraindre à des pratiques d’exploitation sexuelle. Les enquêteurs évoquent également une tentative présumée de transaction portant sur un nouveau-né, ce qui a renforcé la gravité des charges retenues.
La police indique que les victimes ont été secourues et placées sous protection, tandis que les trois femmes arrêtées doivent répondre de faits liés au trafic humain et à l’exploitation sexuelle. Les autorités locales affirment que l’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuels complices et de démanteler tout réseau organisé derrière ces pratiques.
Cette affaire met en lumière la vulnérabilité des jeunes femmes dans les zones minières, où la pauvreté et le manque d’opportunités favorisent l’exploitation. Les organisations de défense des droits humains appellent à une vigilance accrue et à des mesures de protection renforcées pour prévenir de tels abus.
Au-delà de l’émotion suscitée, ce dossier relance le débat sur la lutte contre le trafic humain au Ghana et dans la sous-région, un fléau qui continue de menacer la dignité et la sécurité des populations les plus fragiles.





