Ghana : Un croque-mort raconte ses étranges expériences avec les morts, entre peur et mystère

Une révélation pour le moins troublante secoue les réseaux sociaux ghanéens. Nana Yaw, croque-mort de profession, plus connu sous le surnom de More Cash, a confirmé lors d’une interview sur Ewiase Mu Nsem TV certaines rumeurs selon lesquelles les croque-morts vivraient des expériences surnaturelles lorsqu’ils habillent les défunts avant leur inhumation.

Interrogé sur les récits affirmant que les corps se réveilleraient pour frapper ou gifler ceux qui les préparent, More Cash a répondu sans détour : « Oui, c’est vrai. J’ai entendu plusieurs histoires à ce sujet, mais je n’en ai vu aucune. La plupart sont des défis. »

Cependant, il a ajouté avoir lui-même vécu des situations qui défient la logique. Le croque-mort raconte deux épisodes particulièrement marquants. Le premier s’est produit à Sampa, alors qu’il habillait une vieille femme décédée : « J’ai essayé de lui relever la tête et, à ma grande surprise, elle m’a mordu et laissé une marque sur ma main gauche », confie-t-il.

Le second incident aurait impliqué une autre femme morte, qui aurait utilisé son doigt pour lui marquer la main droite. « Je me suis dit que certaines de ces choses devenaient trop lourdes », ajoute-t-il, visiblement ébranlé.

Ces témoignages relancent le débat sur les phénomènes paranormaux dans les métiers funéraires, souvent entourés de mystère et de superstition en Afrique de l’Ouest. Si certains y voient des manifestations spirituelles, d’autres évoquent des réactions post-mortem du corps humain, parfois mal interprétées.

Les professionnels du secteur, eux, rappellent que ces récits doivent être pris avec prudence : la peur, la fatigue et le stress peuvent altérer la perception de ceux qui travaillent quotidiennement au contact de la mort.

Qu’il s’agisse de croyances populaires ou de phénomènes physiologiques, les propos de More Cash soulignent la dimension psychologique et culturelle du métier de croque-mort. Entre respect des défunts et confrontation à l’inexplicable, ces travailleurs de l’ombre continuent de susciter fascination et effroi.

Source : Interview de More Cash sur Ewiase Mu Nsem TV, relayée par GhPage, juin 2026.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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