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Le 8 avril, à l’heure locale, Ali Nikzad, vice-président du Parlement iranien, a déclaré que l’accord de cessez-le-feu envisagé entre Washington et Téhéran ne pourra être signé que si les États-Unis acceptent intégralement les dix conditions proposées par l’Iran. Selon lui, le Guide suprême n’approuvera pas l’accord en l’absence de cette acceptation formelle.
Nikzad a également insisté sur le fait que le détroit d’Ormuz, point stratégique pour le commerce mondial du pétrole, ne retrouverait pas son état antérieur si les conditions iraniennes n’étaient pas respectées. Cette affirmation souligne la volonté de Téhéran de maintenir une pression diplomatique et économique sur les États-Unis et leurs alliés, en utilisant le détroit comme levier stratégique.
Cette déclaration intervient dans un contexte où Washington a annoncé une suspension temporaire des frappes contre l’Iran, conditionnée à l’ouverture sécurisée du détroit d’Ormuz. L’Iran, de son côté, cherche à imposer son plan en dix points comme base incontournable de toute négociation.
Le rôle du Guide suprême apparaît central : son approbation est indispensable pour valider un accord, ce qui confère à ses exigences une portée décisive. La mention du détroit d’Ormuz traduit une stratégie de dissuasion, rappelant que la stabilité régionale et mondiale dépend largement de ce passage maritime vital.
Les observateurs estiment que cette prise de position pourrait compliquer les discussions en cours, mais elle reflète aussi la volonté de l’Iran de s’assurer que tout accord soit équilibré et respecte ses intérêts fondamentaux. Les deux semaines de suspension annoncées par Washington seront donc cruciales pour déterminer si un compromis est possible ou si les tensions risquent de reprendre.





