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Lors du Sommet Africa Forward tenu à Nairobi, au Kenya, le président ghanéen John Dramani Mahama a marqué les esprits en coprésidant une session consacrée à la refondation des systèmes de santé africains. Son intervention, empreinte de conviction, a rappelé l’urgence de passer « du discours à l’action » pour bâtir des systèmes de santé nationaux résilients et véritablement souverains.
Mahama a dénoncé le paradoxe auquel sont confrontés de nombreux pays africains : « Lorsqu’une nation dépense 50 % de ses revenus au service de la dette, la capacité d’investir dans la santé, l’éducation et l’agriculture est gravement réduite. »
Ce constat souligne la nécessité de repenser les mécanismes financiers et de libérer des marges budgétaires pour les secteurs sociaux essentiels.
Face à ces défis, le président ghanéen a mis en avant l’initiative Accra Reset, conçue comme un véhicule pour un pacte africain commun. L’objectif est clair : dépasser la fragmentation et fédérer les États, le secteur privé et les partenaires internationaux autour d’une stratégie cohérente et efficace.
Mahama insiste : il ne s’agit pas d’isolationnisme, mais d’une coopération plus stratégique, orientée vers des résultats tangibles pour les populations africaines.
Le message central de Mahama repose sur l’unité : seule une action collective permettra de garantir la résilience des systèmes de santé et de protéger les citoyens face aux crises sanitaires mondiales. En plaçant la souveraineté sanitaire au cœur du débat, il invite l’Afrique à se doter des moyens de son indépendance, tout en renforçant ses partenariats internationaux.
Le Sommet de Nairobi aura ainsi été l’occasion pour John Mahama de rappeler que la souveraineté sanitaire africaine ne peut se construire sans une réforme profonde des finances publiques et une solidarité continentale. L’Accra Reset apparaît comme une feuille de route ambitieuse, visant à transformer les promesses en actions concrètes pour un avenir plus résilient.





