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Le Mali vient de subir un double choc : le ministre de la Défense Sadio Camara a été tué dans une attaque revendiquée par le JNIM à Kati, tandis que la ville stratégique de Kidal est retombée aux mains des rebelles touaregs après un accord avec l’Africa Corps. Ces événements fragilisent gravement la junte et marquent un coup d’arrêt majeur à sa stratégie militaire.
Le samedi 25 avril 2026, un véhicule piégé conduit par un kamikaze a détruit la résidence du ministre de la Défense Sadio Camara à Kati, près de Bamako. L’attaque, revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), a coûté la vie au général Camara, figure centrale de la junte depuis le coup d’État de 2020. Sa famille a confirmé le décès le lendemain. Camara était considéré comme l’artisan du partenariat militaire avec la Russie et venait de lancer l’opération « Dougoukoloko » pour reconquérir le nord du pays TV5MONDE – Informations Yeni Şafak Jeune Afrique.
Au même moment, les rebelles touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA), alliés aux jihadistes du JNIM, ont annoncé contrôler « totalement » Kidal. Un accord a été conclu avec les mercenaires russes de l’Africa Corps pour leur retrait de la ville. Des témoins ont confirmé avoir vu un convoi militaire quitter Kidal, laissant les rues aux mains des insurgés. Cette cité, bastion historique de la rébellion, avait été reprise par l’armée malienne en novembre 2023 avec l’appui des Russes. Sa perte constitue un revers majeur deux ans après sa reconquête Le Figaro France 24 RFI.
La mort de Camara prive Bamako de son stratège militaire et affaiblit l’axe russo-malien. Les attaques coordonnées ont touché Bamako, Gao, Sévaré et Kati, démontrant la capacité des groupes armés à frapper simultanément plusieurs zones stratégiques Yeni Şafak Aljazeera. Le chef de la junte, Assimi Goïta, a été exfiltré de Kati mais n’a pas pris la parole, alimentant les interrogations sur la stabilité du pouvoir La Nouvelle République Le Parisien.
La disparition de Sadio Camara et la perte de Kidal plongent le Mali dans une incertitude sécuritaire et politique totale. Les observateurs estiment que ces événements pourraient :
Relancer la dynamique séparatiste dans le nord.
Réduire l’influence russe au Sahel, après le retrait de l’Africa Corps.
Accroître la vulnérabilité de Bamako, désormais privée de son principal architecte militaire NdarInfo.
La combinaison de l’assassinat du ministre de la Défense et de la chute de Kidal marque un tournant dramatique pour le Mali. Ce double revers met en lumière la fragilité de la junte face à une alliance entre jihadistes et rebelles touaregs, et ouvre une période d’incertitude dont les répercussions dépasseront largement les frontières du pays.





