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Le 21 septembre 2023, à la tribune des Nations unies, le président de la transition guinéenne, Mamadi Doumbouya, a livré un discours percutant qui a marqué les esprits. Dans une intervention empreinte de gravité, il a dénoncé les dérives du pouvoir en Afrique et la manipulation des textes constitutionnels à des fins personnelles.
« Les vrais putschistes ne sont pas ceux qui prennent les armes pour renverser un régime, mais ceux qui trichent pour manipuler les textes de la Constitution afin de rester éternellement au pouvoir », a-t-il déclaré, sous les applaudissements d’une partie de l’assemblée.
Ce propos, au-delà du cas guinéen, résonne dans plusieurs pays africains où les révisions constitutionnelles successives ont permis à des dirigeants de prolonger indéfiniment leur mandat. Mamadi Doumbouya, arrivé au pouvoir par un coup d’État en septembre 2021, a ainsi voulu se poser en défenseur de la souveraineté populaire et de la moralisation de la vie politique.
Son discours, salué pour sa franchise, soulève toutefois un paradoxe : celui d’un chef d’État issu d’un putsch militaire qui critique les « putschs constitutionnels ». Une contradiction qui alimente le débat sur la légitimité des transitions et la nécessité d’un retour rapide à l’ordre démocratique.





