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Le 10 septembre, la police de l’État d’Anambra a annoncé l’arrestation d’Anulika Onyeanusia, 36 ans, soupçonnée d’avoir sexuellement abusé de sa fille de sept ans et d’avoir diffusé ces actes sur Internet contre rémunération. L’affaire a éclaté après la mise en ligne d’une vidéo montrant les faits, rapidement diffusée sur les réseaux sociaux et ayant provoqué une vague d’indignation au Nigeria.
Selon le porte‑parole de la police, le commissaire Tochukwu Ikenga, les enquêteurs ont exploité des renseignements collectés dans des sources ouvertes pour localiser la suspecte à Onitsha. L’opération a permis de secourir quatre enfants âgés de deux à neuf ans, placés sous sa garde, ainsi que de saisir plusieurs objets retenus comme preuves. Le mari de la suspecte est également entendu afin de déterminer si d’autres personnes ont pu être impliquées.
Lors de son interrogatoire, Anulika Onyeanusia aurait reconnu avoir perçu jusqu’à 300 dollars d’un client basé à l’étranger en échange de ce contenu, avant d’attribuer ses actes à ce qu’elle a qualifié d’« œuvre du diable ».
Le commissaire de police de l’État d’Anambra, Nnanna Oji Ama, a qualifié les faits allégués d’« inacceptables » et ordonné une enquête approfondie. Il a insisté sur la priorité donnée à la sécurité et à la prise en charge psychologique des enfants secourus, rappelant que la protection des mineurs reste une mission essentielle des forces de l’ordre.
Cette affaire met en lumière la gravité des abus sexuels sur mineurs et la nécessité de renforcer la lutte contre l’exploitation en ligne, un phénomène qui fragilise les communautés et appelle à une vigilance accrue des autorités comme de la société civile.





