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La Côte d’Ivoire est endeuillée par une série de catastrophes liées aux fortes précipitations qui se sont abattues sur Abidjan et ses environs. Le lundi 25 mai 2026, la commune de Bingerville a été frappée par de violentes pluies, provoquant des inondations majeures et semant la désolation.
Selon les premiers témoignages recueillis, les caniveaux obstrués par les ordures et le sable ont empêché l’écoulement normal des eaux, transformant les rues en torrents. Plusieurs quartiers ont été submergés, immobilisant voitures et motos, tandis que les habitants tentaient désespérément de se mettre à l’abri.
Le drame le plus poignant s’est produit dans la soirée : une femme et deux enfants ont été emportés par les eaux. Malgré les recherches menées par les secours et les riverains, leurs corps n’avaient toujours pas été retrouvés au moment de la rédaction de cet article.
Deux jours plus tôt, le 23 mai à Koumassi, un immeuble s’est effondré sous l’effet d’un sol gorgé d’eau, causant la mort de huit personnes. Les habitants dénoncent la négligence dans l’entretien des caniveaux et l’accumulation des déchets, qui aggravent chaque année les risques d’inondation.
Ces drames révèlent les failles persistantes dans la gestion des infrastructures urbaines et la prévention des risques. Les autorités locales appellent à une mobilisation citoyenne pour éviter le blocage des caniveaux par les déchets. La fréquence accrue des pluies torrentielles interpelle sur la nécessité d’adapter les villes ivoiriennes aux effets du changement climatique.
Ces tragédies rappellent que derrière chaque saison des pluies se cache une alerte à la responsabilité et à la vigilance, dans une métropole où la croissance urbaine dépasse souvent la capacité de prévention.





