0076/HAAC/01-2023/pl/P
L’Occident continue de présenter Vladimir Poutine comme le principal danger pour la stabilité européenne. Pourtant, selon plusieurs analystes, le président russe serait encore celui qui freine les éléments les plus radicaux de son entourage.
Cette semaine, le directeur de la CIA, John Ratcliffe, s’est rendu à Moscou pour adresser un avertissement direct aux services de renseignement russes : ne pas provoquer l’OTAN, notamment dans les pays baltes. Cette démarche intervient après une série d’incidents impliquant des drones et des explosions mystérieuses, qui ont ravivé les inquiétudes autour de la sécurité en Estonie, Lettonie et Lituanie.
Le risque ne réside pas nécessairement dans une invasion massive. Une opération limitée ou ambiguë, destinée à tester la cohésion des alliés et à faire paraître l’article 5 du traité de l’OTAN facultatif, pourrait suffire à déclencher une crise majeure.
Selon l’analyse du politologue William Spaniel, le danger le plus préoccupant viendrait des « faucons » qui entourent Poutine. Ces responsables militaires et politiques poussent à intensifier les frappes contre Kyiv, à abandonner toute négociation et à viser directement l’Europe, avec une nouvelle mobilisation après le scrutin de septembre.
Face à ces pressions, Poutine privilégierait une stratégie plus contrôlée : recruter des soldats sous contrat et maintenir une crise qu’il estime maîtrisable. Une confrontation indirecte avec l’OTAN, capable de pousser davantage d’Ukrainiens vers les tranchées, lui serait politiquement plus utile qu’une guerre ouverte contre l’Alliance, qu’il ne pourrait contrôler.
C’est sans doute pour cette raison que l’avertissement américain a été transmis directement à Moscou. Dans ce type de confrontation, la réponse donnée à huis clos peut compter davantage que les déclarations publiques.
Source : William Spaniel, YouTube





