0076/HAAC/01-2023/pl/P
La lutte contre les gangs urbains suscite un débat intense. La semaine dernière, 102 hommes ont été exécutés en République Démocratique du Congo, accusés de faire partie des redoutés « Kulunas », des gangs criminels. Ces exécutions, survenues dans la prison d’Angenga, visent à éradiquer la criminalité urbaine, mais suscitent des réactions partagées. D’un côté, certains estiment que cette mesure est nécessaire pour rétablir l’ordre, tandis que d’autres s’inquiètent des dérives possibles et des exécutions extrajudiciaires.

Les défenseurs des droits humains, comme Espoir Muhinuka, dénoncent les risques de jugements injustes, soulignant que des causes sociales, telles que la pauvreté, alimentent ces violences. Les Congolais, notamment à Goma, expriment leur peur de sortir la nuit. Pourtant, beaucoup estiment que seule une approche globale, traitant les racines du problème, pourra véritablement apaiser la situation.
Que pensez-vous de cette mesure radicale ?




