RDC/Kinshasa en ébullition : deux morts lors des manifestations contre la révision constitutionnelle

La capitale de la République Démocratique du Congo a été le théâtre de violentes manifestations ce vendredi 12 juin 2026. Des milliers de militants de l’opposition se sont rassemblés devant le siège de l’Assemblée nationale pour protester contre un projet de loi adopté le 9 juin, ouvrant la voie à une modification de la Constitution.

Cette réforme, qui doit être validée par référendum, permettrait au président Félix Antoine Tshisekedi, actuellement à son second et dernier mandat, de briguer un troisième mandat. Une perspective que l’opposition juge contraire aux principes démocratiques et aux dispositions initiales de la Loi Fondamentale.

Le sit-in organisé par l’opposition a rapidement dégénéré en affrontements violents. Selon ses responsables, au moins deux personnes ont trouvé la mort et plusieurs militants ont été blessés, parmi lesquels le leader Martin Fayulu. Les heurts ont opposé d’une part les partisans du pouvoir et ceux de l’opposition, et d’autre part les forces de l’ordre et les contestataires.

Dans une récente interview, le président Tshisekedi avait déclaré qu’il se représenterait « si le peuple l’exigeait », une annonce qui avait déjà suscité une vive polémique. Pour de nombreux observateurs, cette situation illustre une tendance inquiétante en Afrique : la multiplication des « mandats élastiques », où les dirigeants modifient les constitutions pour prolonger leur maintien au pouvoir.

Ces événements à Kinshasa relancent le débat sur la gouvernance et le respect des institutions démocratiques. L’opposition promet de poursuivre sa mobilisation, tandis que les autorités appellent au calme. Mais la tension reste palpable, et l’avenir politique du pays apparaît plus incertain que jamais.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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