0076/HAAC/01-2023/pl/P
La République démocratique du Congo est entrée dans une zone de turbulences politiques après la décision de la Cour constitutionnelle de lever le verrou de l’article 220 de la Constitution. Cet article, considéré comme une clause d’éternité, interdisait toute modification du nombre et de la durée des mandats présidentiels.
Le jeudi 6 août 2026, la Cour a autorisé une révision par référendum, ouvrant ainsi la possibilité d’un troisième mandat pour le président Félix Tshisekedi. Ce dernier, réagissant à la décision, a déclaré qu’il « accepterait un troisième mandat si le peuple le voulait », tout en appelant à un dialogue national pour apaiser les tensions.
L’article 220 avait été conçu comme une garantie contre la dérive autoritaire, en verrouillant explicitement la limitation des mandats. Sa remise en cause suscite de vives inquiétudes au sein de l’opposition et de la société civile, qui y voient une menace pour l’équilibre démocratique et la stabilité institutionnelle.
Les partisans du président estiment, au contraire, que la souveraineté populaire doit primer et que le référendum constitue un instrument légitime pour adapter la Constitution aux réalités politiques du pays.
Cette décision relance un débat majeur sur la gouvernance en RDC : faut-il préserver les garde-fous constitutionnels pour éviter la personnalisation du pouvoir, ou ouvrir la voie à une révision populaire qui pourrait prolonger le mandat présidentiel au-delà des limites initialement fixées ?





