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Le président rwandais Paul Kagame a livré une analyse directe et controversée sur l’accession de Félix Tshisekedi à la magistrature suprême en République démocratique du Congo. Dans une déclaration relayée par plusieurs médias, Kagame a affirmé que l’actuel chef de l’État congolais « a juste été appelé au bureau, et on lui a donné le pouvoir ».
Selon lui, l’ancien président Joseph Kabila aurait considéré cette transition comme une « bonne affaire », en pensant préserver ses intérêts politiques et sécuritaires. Cette lecture des événements relance le débat sur les conditions de la succession présidentielle en RDC en 2019, marquée par des accusations de compromis entre les camps de Kabila et Tshisekedi, malgré la victoire revendiquée par Martin Fayulu.
Les propos de Kagame interviennent dans un contexte où les relations entre Kigali et Kinshasa demeurent tendues, notamment en raison des accusations réciproques autour du rôle du Rwanda dans l’Est congolais et du soutien présumé au M23. Ils soulignent également la persistance des interrogations sur la légitimité du processus électoral de 2018, qui avait suscité de vives contestations au sein de la communauté internationale.
Au-delà de la polémique, cette sortie du président rwandais illustre la complexité des dynamiques politiques en Afrique centrale, où les transitions de pouvoir sont souvent perçues à travers le prisme des rapports de force régionaux. Elle pourrait raviver les débats sur la transparence électorale et sur l’influence des anciens dirigeants dans la consolidation démocratique du continent.





