0076/HAAC/01-2023/pl/P
Le gouvernement togolais a annoncé un nouvel ajustement du prix de l’essence, désormais fixé à 725 FCFA le litre, contre 680 FCFA auparavant. Cette révision, entrée en vigueur fin mai 2026, s’inscrit dans une dynamique régionale et internationale marquée par la volatilité persistante des marchés de l’énergie et les tensions sur les chaînes d’approvisionnement mondiales.
Dans un contexte où les fluctuations du prix du pétrole affectent fortement les économies importatrices, plusieurs pays ouest‑africains ont procédé à des révisions similaires.
Bénin : l’essence est passée à 725 FCFA le litre (contre 695 FCFA), le gasoil à 750 FCFA, tandis que le pétrole lampant a bondi de 639 à 1040 FCFA.
Côte d’Ivoire : le super sans plomb est désormais à 875 FCFA (+55 FCFA), et le gasoil à 700 FCFA (+25 FCFA).
Nigeria : la raffinerie Dangote a multiplié les révisions depuis février, portant le litre d’essence entre 1350 et 1400 nairas, contre environ 774 en début d’année.
Burkina Faso : l’essence avoisine désormais 750 FCFA le litre.
Ces ajustements traduisent une adaptation progressive aux réalités du marché mondial, où les déséquilibres entre l’offre et la demande, les coûts logistiques élevés et la sensibilité aux tensions géopolitiques pèsent lourdement sur les prix.
Pour le Togo, cette décision apparaît comme une mesure de cohérence et de responsabilité, visant à préserver l’équilibre du secteur énergétique, garantir la continuité de l’approvisionnement et tenir compte des contraintes économiques partagées par l’ensemble des économies de la sous‑région.
Elle illustre la volonté des autorités de s’aligner sur les tendances régionales, tout en assumant les impératifs d’une gestion pragmatique face aux pressions internationales.





