0076/HAAC/01-2023/pl/P
Réuni en Conseil des ministres, le gouvernement togolais a franchi une nouvelle étape dans son programme de modernisation de l’administration publique et de gestion stratégique des ressources nationales. Trois réformes d’envergure ont été examinées : la fusion des organismes de protection sociale des agents publics, la révision du Code foncier et domanial, ainsi que le renforcement de la lutte contre l’exploitation minière clandestine.
L’une des principales décisions porte sur la réorganisation du dispositif de protection sociale destiné aux fonctionnaires et agents de l’État. Le gouvernement prévoit de regrouper la Caisse de retraites du Togo (CRT) et l’Institut national d’assurance maladie (INAM) au sein d’une nouvelle entité dénommée Institut national de sécurité sociale (INSS).
Selon les autorités, cette réforme vise à remédier aux insuffisances constatées dans le fonctionnement actuel des deux institutions. À travers cette fusion, l’exécutif entend améliorer la gouvernance, renforcer l’efficacité administrative et offrir une meilleure coordination des prestations sociales accordées aux agents publics.
Cette nouvelle architecture devrait également permettre une gestion plus cohérente des ressources et une simplification des démarches des bénéficiaires, dans un contexte où la modernisation des services publics constitue l’une des priorités de l’action gouvernementale.
Le Conseil des ministres s’est également penché sur la révision du Code foncier et domanial. Cette réforme doit permettre d’adapter le cadre juridique aux réalités actuelles du secteur foncier, confronté depuis plusieurs années à des défis liés à la sécurisation des propriétés, à la gestion des litiges et à l’urbanisation croissante.
Le gouvernement ambitionne ainsi de renforcer la sécurité juridique des transactions foncières, de moderniser les procédures administratives et de favoriser un climat plus propice aux investissements.
Autre dossier jugé prioritaire : la lutte contre l’exploitation minière illégale. Face à l’ampleur du phénomène et à ses conséquences économiques, environnementales et sécuritaires, les autorités souhaitent renforcer les mécanismes de contrôle et de surveillance des activités extractives.
L’objectif est de mieux protéger les ressources minières nationales, de maximiser les retombées économiques pour l’État et les communautés locales, tout en réduisant les pertes liées aux exploitations clandestines.
À travers ces trois chantiers, le gouvernement togolais affiche sa volonté de poursuivre la transformation de l’administration publique et d’améliorer la gestion des ressources stratégiques du pays. Qu’il s’agisse de la protection sociale, du foncier ou de l’exploitation minière, les autorités entendent mettre en place des mécanismes plus performants, capables de répondre aux exigences du développement économique et social du Togo.
Ces réformes, si elles sont menées à terme, pourraient constituer des leviers importants pour renforcer l’efficacité de l’action publique et consolider la gouvernance des secteurs concernés.









