RDC/Nord-Kivu : 55 militaires condamnés à mort pour lâcheté, révolte militaire et refus d’obéissance à Walikale

Le Tribunal militaire de garnison de Goma a frappé fort. Au terme d’un procès de douze jours tenu à Walikale-centre, dans la province du Nord-Kivu, plusieurs dizaines de militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont été condamnés pour des faits graves liés à leur comportement sur le front. Cette décision s’inscrit dans la volonté des autorités militaires de restaurer la discipline au sein des troupes engagées dans les opérations de sécurisation de l’Est du pays.

Le verdict a été rendu tard dans la soirée du vendredi 6 novembre 2026 par le Tribunal militaire de garnison de Goma, siégeant au premier degré en matière répressive à Walikale-centre.

Selon des sources militaires, les prévenus étaient poursuivis pour trois principales infractions : la lâcheté devant l’ennemi, la révolte militaire et le refus d’obéissance. Des faits considérés comme particulièrement graves dans un contexte marqué par l’insécurité persistante dans plusieurs localités du Nord-Kivu.

Les militaires concernés avaient été arrêtés le 20 octobre 2026 à Ngora après des incidents survenus à Ntoto, chef-lieu du groupement Waloa Uroba, dans le secteur des Wanianga, territoire de Walikale.

Selon les éléments retenus par l’accusation, les prévenus auraient adopté des comportements contraires aux exigences disciplinaires et opérationnelles de l’armée en pleine zone de conflit, compromettant ainsi l’efficacité des opérations militaires engagées dans la région.

À travers ce procès, les autorités militaires congolaises entendent envoyer un signal fort aux membres des FARDC. Face à la multiplication des défis sécuritaires dans l’Est de la RDC, la hiérarchie militaire insiste sur le respect strict de la discipline, de la chaîne de commandement et des obligations liées aux opérations de combat.

La tenue du procès directement à Walikale-centre illustre également la volonté de rapprocher la justice militaire des zones affectées par les violences et de lutter contre l’impunité au sein des forces de défense.

Cette décision judiciaire intervient alors que les FARDC poursuivent leurs opérations contre les groupes armés actifs dans l’Est de la République démocratique du Congo. Les autorités considèrent que la cohésion des troupes et le respect des ordres constituent des conditions indispensables pour faire face aux menaces sécuritaires qui persistent dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri.

Le jugement prononcé à Walikale pourrait ainsi marquer une nouvelle étape dans le renforcement de la discipline militaire au sein des forces régulières congolaises, dans un contexte où l’amélioration de l’efficacité opérationnelle demeure l’une des principales priorités du commandement militaire.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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