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Le Venezuela a confirmé la mort de Héctor Rusthenford Guerrero Flores, alias Niño Guerrero, 42 ans, chef du redouté gang Tren de Aragua, lors d’une frappe américaine menée dans le sud du pays. Selon les autorités vénézuéliennes, l’opération s’est déroulée après des affrontements armés entre les forces locales et des membres du groupe criminel.
Les États-Unis, par la voix de Donald Trump, ont revendiqué une frappe « rapide et létale », diffusant une vidéo montrant l’explosion d’un bâtiment isolé.
Niño Guerrero, surnommé l’enfant guerrier, était considéré par Washington comme le leader d’une organisation criminelle et terroriste. Le Tren de Aragua, né en prison en 2014, s’est imposé comme l’un des réseaux les plus puissants du continent, impliqué dans le trafic de drogue, l’extorsion, les vols et l’exploitation minière illégale.
Après la reprise de la prison de Tocorón par le gouvernement vénézuélien en 2023, le gang avait perdu son bastion historique, mais continuait d’opérer dans plusieurs pays sud-américains, jusqu’aux États-Unis.
Cette frappe marque un nouvel épisode de coopération sécuritaire entre le Venezuela et l’administration Trump, déjà engagée dans la capture de Nicolás Maduro quelques semaines plus tôt. Les autorités vénézuéliennes ont salué une « opération de neutralisation réussie », tandis que le FBI et le Département d’État ont confirmé la mort du chef du gang.
La disparition de Niño Guerrero pourrait fragiliser les réseaux du Tren de Aragua, mais les experts redoutent une restructuration rapide du groupe sous de nouveaux commandements. Plusieurs cellules autonomes continuent d’opérer en Colombie, au Pérou, au Chili et au Brésil.
La mort de Niño Guerrero marque la fin d’un chapitre sanglant du crime organisé latino-américain. Elle illustre la montée en puissance des opérations transnationales contre les réseaux criminels, mais pose aussi la question de la stabilité régionale face à la fragmentation de ces groupes.
(Sources : Communiqué du ministère vénézuélien de l’Intérieur, déclaration du Département d’État américain, analyses de Reuters et El Nacional.)





