Kenya : William Ruto veut supprimer la taxe de 25 % sur les téléphones pour accélérer l’inclusion numérique

Le président kényan William Ruto a annoncé son intention de supprimer la taxe de 25 % appliquée aux téléphones portables importés. Dévoilée à l’occasion des célébrations de la 63e édition du Mashujaa Day dans le comté d’Uasin Gishu, cette mesure vise à rendre les smartphones plus accessibles à la population et à renforcer la participation des citoyens à l’économie numérique.

Dans un contexte où les technologies mobiles occupent une place de plus en plus importante dans la vie quotidienne, le gouvernement kényan entend lever un obstacle financier qui limite encore l’accès de nombreux citoyens aux outils numériques. La suppression envisagée de la taxe de 25 % sur les téléphones importés devrait permettre une baisse des prix sur le marché local et favoriser l’acquisition d’appareils connectés par un plus grand nombre de ménages.

Selon William Ruto, cette réforme s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation numérique portée par son administration. L’objectif est de permettre à davantage de Kényans de bénéficier des opportunités offertes par les technologies mobiles, notamment dans les secteurs de l’éducation, du commerce électronique, des services financiers, de la santé et de l’emploi.

Le chef de l’État a indiqué que les autorités engageront les procédures juridiques et douanières nécessaires afin de concrétiser cette mesure. Le gouvernement espère ainsi stimuler l’innovation numérique, renforcer l’inclusion financière et soutenir la croissance des entreprises qui s’appuient sur les plateformes technologiques.

Au Kenya, les téléphones portables jouent un rôle central dans l’activité économique. Des millions de personnes utilisent quotidiennement leur smartphone pour effectuer des paiements, accéder à des services bancaires mobiles, suivre des formations en ligne ou développer leurs activités commerciales. La réduction du coût d’accès à ces équipements pourrait donc contribuer à accélérer davantage la digitalisation de l’économie.

Cette annonce intervient alors que plusieurs pays africains cherchent à démocratiser l’accès aux outils numériques afin de réduire la fracture technologique et de favoriser l’émergence d’une économie davantage tournée vers l’innovation et les services numériques.

Pour de nombreux observateurs, la suppression de cette taxe pourrait constituer un levier important pour élargir l’accès aux technologies, particulièrement chez les jeunes et dans les zones rurales, où le coût des appareils demeure souvent un frein à la connectivité.

Avec cette initiative, le Kenya confirme son ambition de consolider sa position parmi les leaders africains de la transformation numérique, en misant sur un accès plus large aux technologies mobiles pour soutenir le développement économique et social du pays.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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