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De nouvelles révélations en provenance du Niger viennent alimenter les tensions régionales autour de l’affaire Pascal Tigri. Un inspecteur de police nigérien, Habibou Oumarou Mamane, affirme avoir été sollicité pour infiltrer plusieurs services administratifs nigériens et participer à une opération visant à localiser puis transférer au Bénin l’ancien militaire recherché pour son implication présumée dans la tentative de coup d’État déjouée au Bénin. Des accusations particulièrement sensibles qui, si elles étaient avérées, pourraient avoir des répercussions diplomatiques importantes entre Niamey et Cotonou.
L’affaire prend une nouvelle dimension avec les déclarations de l’inspecteur de police nigérien Habibou Oumarou Mamane, qui affirme avoir été approché par un certain Ange Chékaraou dans le cadre d’opérations clandestines sur le territoire nigérien.
Selon son témoignage, une première mission lui aurait été proposée le 24 février 2026. Elle consistait à infiltrer plusieurs administrations stratégiques du Niger, notamment la Direction de la législation du ministère des Transports, le Secrétariat général du gouvernement (SGG) ainsi que les secrétariats généraux de plusieurs ministères.
D’après l’inspecteur, l’objectif de ces démarches était de recueillir des informations sensibles au sein de l’appareil administratif nigérien.
Trois jours plus tard, soit le 27 février 2026, la mission aurait pris une tournure encore plus délicate. Habibou Oumarou Mamane affirme avoir été sollicité pour participer à la localisation du colonel Pascal Tigri, ancien militaire béninois considéré comme l’un des principaux acteurs de la tentative de coup d’État dénoncée par les autorités de Cotonou.
Selon son récit, l’opération devait se dérouler en deux étapes : identifier le lieu où se trouverait l’ancien officier puis organiser son transfert vers le Bénin.
L’inspecteur soutient que cette mission lui aurait été présentée comme une opération bénéficiant d’un appui au plus haut niveau des services de renseignement béninois. Il affirme également qu’une importante récompense ainsi que plusieurs avantages auraient été promis aux personnes impliquées en cas de succès.
Ces allégations surviennent dans un contexte déjà marqué par des relations parfois tendues entre certains États de la sous-région et par des préoccupations croissantes liées à la sécurité transfrontalière.
Le nom de Pascal Tigri est régulièrement cité dans les enquêtes ouvertes au Bénin après la tentative de déstabilisation des institutions béninoises. Jusqu’à présent, plusieurs zones d’ombre subsistent autour de sa localisation et des réseaux susceptibles de lui apporter un soutien ou une protection.
Les déclarations de l’inspecteur nigérien, si elles venaient à être corroborées par des investigations indépendantes, pourraient relancer le débat sur les méthodes utilisées dans la lutte contre les personnes recherchées dans les affaires de sécurité nationale.
À ce stade, les affirmations de Habibou Oumarou Mamane reposent sur son témoignage et n’ont pas fait l’objet d’une confirmation officielle des autorités béninoises. Aucune preuve indépendante n’a pour l’heure été rendue publique pour établir l’implication directe des services de renseignement béninois dans les opérations décrites.
L’affaire met néanmoins en lumière la sensibilité des questions de coopération sécuritaire et de souveraineté entre États ouest-africains, dans une région confrontée à des défis sécuritaires majeurs.
Alors que les autorités concernées sont attendues sur ces révélations, cette nouvelle polémique pourrait peser sur les relations entre le Niger et le Bénin si des éléments supplémentaires venaient confirmer ou infirmer les accusations portées par l’inspecteur nigérien.
Source : Déclarations attribuées à Habibou Oumarou Mamane concernant une présumée opération de recherche et de transfert de Pascal Tigri, relayées dans le cadre de l’affaire de la tentative de coup d’État au Bénin.









