0076/HAAC/01-2023/pl/P
Dans une lettre manuscrite datée du 20 septembre 2026 à Kinshasa, l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba conteste sa condamnation à dix ans de travaux forcés. Il affirme avoir été jugé lors d’un procès expéditif, sans témoins ni preuves matérielles, et dénonce un « complot politico‑judiciaire » visant à l’écarter de la scène publique.
L’affaire Constant Mutamba continue de secouer la République démocratique du Congo. Condamné le 18 septembre 2026 par la Cour de cassation à dix ans de travaux forcés dans le dossier du FRIVAO, un fonds destiné à indemniser les victimes des exactions ougandaises, l’ancien ministre de la Justice refuse de se soumettre au verdict.
Dans une lettre manuscrite adressée au « peuple congolais » et aux « peuples d’Afrique », Mutamba dénonce un procès « expéditif » mené en deux jours, sans comparution de témoins ni présentation de preuves matérielles de détournement de fonds publics. Il conteste notamment les accusations liées au FRIVAO et à l’ICCN, affirmant que « les sommes évoquées n’ont jamais été détournées ».
Mutamba qualifie sa condamnation de « complot politico‑judiciaire » et annonce vouloir poursuivre la « résistance » malgré la sévérité des sanctions. Pour rappel, la Cour a également prononcé sa « mort politique » : privation des droits civiques pendant cinq ans, interdiction d’exercer toute fonction publique, sans possibilité de réhabilitation ni de libération conditionnelle.


Cette nouvelle sortie intervient dans un contexte politique tendu, marqué par l’offensive du président Félix Tshisekedi pour un troisième mandat controversé. Les observateurs s’interrogent : Mutamba est‑il victime d’une instrumentalisation de la justice pour neutraliser une figure montante, ou cherche‑t‑il à détourner l’attention de ses propres responsabilités dans les affaires de corruption ?




