UFOA-B U17 : le Togo quitte prématurément la compétition, des interrogations autour des choix de Maurice Noutsudjin

Battu successivement par le Ghana (1-0) et le Burkina Faso (1-0), le Togo quitte le tournoi UFOA-B U17 sur une note décevante. Deux rencontres, deux défaites et aucun but inscrit : le bilan des Éperviers cadets soulève de sérieuses interrogations sur les choix tactiques du sélectionneur Maurice Noutsudjin, dont la responsabilité est désormais au cœur des débats.

L’aventure des Éperviers U17 au tournoi UFOA-B organisé au Burkina Faso tourne au cauchemar. Annoncée comme une occasion de démontrer les progrès du football togolais dans la catégorie des moins de 17 ans, cette compétition se termine par une élimination qui laisse un goût amer.

En deux sorties, la sélection togolaise a concédé deux défaites sur le même score : 1-0 contre le Ghana lors de son premier match, puis 1-0 face au Burkina Faso, pays organisateur, ce mardi 13 octobre 2026.

Un bilan difficile à défendre. Avec deux buts encaissés et aucun inscrit, les jeunes Togolais n’ont pas réussi à trouver le chemin des filets face à leurs adversaires. Si les scores restent serrés, ils traduisent néanmoins une incapacité à transformer les occasions en résultats positifs.

La défaite contre le Ghana aurait déjà dû servir d’avertissement. Mais face au Burkina Faso, les Éperviers cadets n’ont pas réussi à inverser la tendance. Résultat : une nouvelle défaite et une élimination qui remettent en question la préparation et les choix du staff technique.

Au centre des interrogations figure le sélectionneur national, Maurice Noutsudjin. Lorsqu’une équipe nationale enchaîne deux défaites sans inscrire le moindre but dans une compétition aussi importante, il est légitime de s’interroger sur les options retenues par son entraîneur. Sans lui faire porter seul le poids de l’échec, son rôle dans cette campagne mérite une évaluation sérieuse.

Le sélectionneur avait-il suffisamment préparé ses joueurs à affronter des adversaires de ce niveau ? Son système de jeu était-il adapté aux qualités de son groupe ? Les choix offensifs ont-ils permis à l’équipe de se créer suffisamment d’occasions ? Et surtout, quelles solutions a-t-il proposées pour corriger les insuffisances observées après la première défaite contre le Ghana ?

Ces questions méritent des réponses.

La mission d’un sélectionneur ne consiste pas uniquement à aligner des joueurs sur le terrain. Il doit également construire une équipe équilibrée, définir une stratégie offensive efficace, préparer ses joueurs mentalement et savoir modifier son approche lorsque les résultats ne suivent pas.

Après une première défaite, le deuxième match représentait une occasion de réaction. Mais le Togo a de nouveau perdu, cette fois face au pays hôte.

Maurice Noutsudjin pouvait-il mieux faire ? C’est désormais l’une des principales questions que les responsables du football togolais doivent examiner à la lumière du contenu des deux rencontres.

La rencontre contre le Burkina Faso a débuté sur un score nul et vierge. À la pause, les deux équipes étaient toujours à égalité, 0-0. Cette première période laissait encore aux Éperviers la possibilité de faire la différence. Mais le Togo n’a finalement pas réussi à éviter la défaite, s’inclinant sur le score de 1-0. C’est précisément dans ce type de rencontre que les choix du sélectionneur prennent toute leur importance.

Lorsque deux équipes rejoignent les vestiaires sans avoir marqué, la seconde période devient souvent déterminante. Les ajustements tactiques, les changements de joueurs, la gestion des espaces et la capacité à exploiter les faiblesses adverses peuvent faire basculer le match. Le staff technique devait donc trouver les moyens de permettre aux jeunes Togolais de prendre l’avantage ou, à défaut, de préserver leurs chances jusqu’au coup de sifflet final.

Mais le résultat final n’a pas été favorable aux Éperviers.

Il serait toutefois hasardeux d’affirmer, sans disposer d’images ou d’un compte rendu détaillé, que Maurice Noutsudjin a commis une erreur tactique précise. Pour établir sa responsabilité dans la défaite, il faudrait notamment connaître les occasions créées par le Togo, les changements effectués et les circonstances du but burkinabè. Cela n’empêche pas de poser la question essentielle : quelles réponses le sélectionneur a-t-il apportées lorsque son équipe avait besoin de faire la différence ?

L’autre constat préoccupant concerne l’inefficacité offensive des Éperviers U17. Face au Ghana comme contre le Burkina Faso, le Togo n’a inscrit aucun but. Deux rencontres disputées, deux défaites sur le score de 1-0 et une attaque restée muette.

Ce manque de réussite offensive mérite une attention particulière. Dans une compétition internationale, une équipe qui ne marque pas se condamne à dépendre de sa capacité à défendre parfaitement pendant toute la rencontre. Or, concéder un seul but suffit alors à compromettre tous ses efforts.

Le problème peut avoir plusieurs origines : manque de créativité au milieu de terrain, difficultés à construire les attaques, insuffisance dans la dernière passe, mauvais choix devant le but ou encore manque de confiance des joueurs. Il appartient au staff technique d’identifier les causes réelles et d’y apporter des solutions.

Maurice Noutsudjin devra notamment expliquer comment son équipe a été préparée sur le plan offensif et quelles mesures ont été prises pour améliorer sa capacité à marquer entre les deux rencontres. Car au-delà des défaites, c’est l’absence de réaction au tableau d’affichage qui suscite des interrogations.

Cette élimination pose également la question des ambitions du football togolais dans les catégories de jeunes. Les tournois UFOA-B constituent des rendez-vous importants pour évaluer le niveau des sélections nationales, mesurer les progrès réalisés et préparer les talents de demain. Le Togo ne peut pas se satisfaire d’une simple présence dans ces compétitions. Il doit chercher à bâtir des équipes compétitives, capables de rivaliser avec les sélections de la sous-région.

Cela suppose une préparation rigoureuse, des matchs amicaux adaptés, un suivi régulier des joueurs et une véritable cohérence dans le travail des équipes nationales de jeunes.

La Fédération togolaise de football (FTF) doit, elle aussi, tirer les enseignements de cette campagne. L’évaluation ne devrait pas se limiter au résultat final, mais porter sur l’ensemble du processus : préparation, organisation, objectifs fixés et qualité du jeu proposé. Le sélectionneur doit répondre de ses choix sportifs, tandis que les responsables fédéraux doivent s’assurer que les conditions nécessaires à la progression de cette génération sont réunies.

Au lendemain de cette élimination, la question de l’avenir de Maurice Noutsudjin pourrait naturellement alimenter le débat. Deux défaites consécutives ne suffisent pas, à elles seules, à démontrer l’incompétence d’un entraîneur. Le football comporte une part d’incertitude, et les résultats doivent toujours être analysés à la lumière des circonstances.

Cependant, un sélectionneur national ne peut pas non plus échapper à l’évaluation de son travail sous prétexte que les scores sont serrés.

Le bilan est clair : le Togo a perdu ses deux rencontres sur le même score de 1-0, sans inscrire le moindre but. Après la défaite initiale contre le Ghana, les Éperviers n’ont pas réussi à redresser la situation face au Burkina Faso. La FTF doit donc procéder à une analyse approfondie de cette campagne avant de prendre toute décision. Le maintien ou non de Maurice Noutsudjin doit reposer sur un bilan technique sérieux, et non sur la seule colère provoquée par l’élimination.

Il faudra examiner le contenu des matchs, les choix du sélectionneur, les objectifs qui lui avaient été assignés et les moyens dont il disposait. Si des insuffisances sont établies, des mesures correctives devront être prises. Si les difficultés proviennent également de problèmes structurels, ceux-ci devront être traités.

L’élimination des Éperviers U17 au tournoi UFOA-B constitue une nouvelle déception pour le football togolais. Battus 1-0 par le Ghana lors de leur première sortie, puis sur le même score par le Burkina Faso après une première période sans but, les jeunes Togolais quittent la compétition sans avoir trouvé le chemin des filets.

Ce bilan soulève des interrogations légitimes sur la préparation de l’équipe, son efficacité offensive et les choix de Maurice Noutsudjin. Le sélectionneur est désormais attendu sur des explications concrètes. Les responsables de la FTF doivent également assumer leur rôle en évaluant les conditions dans lesquelles cette sélection a été préparée et encadrée.

Il ne s’agit pas de condamner un entraîneur sur la base de deux résultats, mais de refuser que cette élimination soit rapidement oubliée sans analyse ni mesures correctives.

Au Togo, les supporters veulent voir des progrès, du caractère et une véritable identité de jeu. Deux défaites en deux matchs, sans le moindre but marqué, constituent un signal d’alerte que le football togolais ne devrait pas ignorer.

La question reste entière : Maurice Noutsudjin saura-t-il tirer les leçons de cet échec, et la FTF prendra-t-elle les mesures nécessaires pour éviter que les mêmes difficultés ne se reproduisent lors des prochaines échéances ?

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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