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Des déclarations attribuées à Fils Mukoko, directeur général adjoint de la Régie d’assainissement de Kinshasa (RASKIN), provoquent une importante controverse en République démocratique du Congo. Appel à la distribution d’armes, menace à l’égard des Occidentaux présents à Kinshasa et mobilisation contre l’ambassade de Belgique : ces propos interviennent dans un contexte déjà marqué par des tensions diplomatiques croissantes entre Kinshasa et Bruxelles. [fr.news.yahoo.com], [informatio…5monde.com]
Selon les propos relayés sur les réseaux sociaux, Fils Mukoko aurait déclaré :« Nous allons distribuer des armes, même sur les terrains de football. Nous allons distribuer des armes, même dans les églises. Nous allons distribuer des armes, même dans les universités. (…) Les Occidentaux qui sont ici auront du mal à sortir de Kinshasa. »
Il aurait également appelé à l’organisation d’un sit-in devant l’ambassade de Belgique à Kinshasa, affirmant vouloir mobiliser la jeunesse dans le cadre de cette initiative.
Ces déclarations surviennent alors que les relations entre la République démocratique du Congo et la Belgique traversent une zone de fortes turbulences. La présidence congolaise a récemment ordonné aux membres du cabinet du chef de l’État de suspendre tout contact direct ou indirect avec l’ambassade de Belgique à Kinshasa, une mesure officielle entrée en vigueur à la mi-octobre 2026. [congorassure.cd], [informatio…5monde.com], [congoquotidien.com]
Cette décision est intervenue dans un contexte de crispation diplomatique consécutif à des perquisitions judiciaires menées en Belgique dans le cadre d’une enquête visant des proches du président Félix Tshisekedi. [fr.news.yahoo.com], [informatio…5monde.com]
Le gouvernement belge a réagi en affirmant qu’« aucune situation ne justifie l’interdiction des contacts avec l’ambassade de Belgique », regrettant officiellement cette décision des autorités congolaises. [fr.news.yahoo.com], [pressafrik.com]
Si leur authenticité venait à être confirmée, les déclarations appelant à la distribution d’armes et visant des ressortissants étrangers pourraient susciter de vives inquiétudes au sein de la communauté internationale ainsi que des représentations diplomatiques présentes en RDC.
À ce stade, aucune communication officielle de la présidence congolaise n’a été retrouvée condamnant ou soutenant ces propos. Les autorités n’ont pas davantage annoncé de mesures relatives à une quelconque distribution d’armes à la population.
Cette nouvelle polémique illustre la montée des discours nationalistes observée ces derniers mois dans certains milieux politiques congolais. Elle intervient dans un contexte où les relations entre Kinshasa et plusieurs partenaires occidentaux sont régulièrement au cœur du débat public, notamment sur les questions de souveraineté, de gouvernance et de coopération internationale.
Alors que la RDC fait face à de multiples défis sécuritaires et diplomatiques, ces déclarations risquent d’alimenter davantage les tensions et de raviver le débat sur les limites du discours politique en période de crise.









